Certains cancers de l’endomètre peuvent être guéris.

La bonne nouvelle est que le cancer de l’endomètre est associé à un taux de survie sur cinq ans de plus de 80 %. Cependant, le traitement initial peut mener à plusieurs résultats :

  • Réponse au traitement : La réponse au traitement qualifie l’efficacité du traitement. On dit que la réponse est complète lorsque les examens physiques et par imagerie (p. ex., les tomodensitométries) ne décèlent plus aucun signe de maladie. La rémission peut durer plusieurs mois ou années, et certaines patientes ne connaîtront jamais de récidive après le traitement initial.
  • Stabilité de la maladie : On dit que la maladie est stable lorsque le cancer, ou tout tissu cancéreux, est toujours présent, mais est toutefois plus circonscrit qu’avant le traitement. Les tomodensitométries et les examens de suivi ne révèlent aucune croissance des cellules cancéreuses.
  • Progression de la maladie : On parle de progression de la maladie lorsque le cancer continue de se développer. Si cette progression survient pendant le traitement ou peu après celui-ci, l’équipe soignante pourrait ajuster le plan de traitement. Si elle survient après une période de rémission, c’est ce qu’on appelle une récidive.

Qu’advient-il si le cancer de l’endomètre réapparaît?

Lorsque le cancer réapparaît après une période de rémission, c’est ce qu’on appelle une récidive.

Les patientes atteintes du cancer de l’endomètre peuvent subir une ou plusieurs récidives. Celles qui ont déjà subi une récidive peuvent considérer le cancer de l’endomètre comme une maladie chronique, qui doit être gérée.

Les options de traitement d’une récidive comprennent:

  • les agents chimiothérapeutiques;
  • d’autres médicaments, notamment l’immunothérapie;
  • une intervention chirurgicale; et
  • la radiothérapie (si le cancer est localisé).

Voici quelques éléments dont il faut tenir compte au sujet du traitement dans un cas de récidive :

  • le temps écoulé entre la fin de la première série de traitements et la récidive (également appelé survie sans progression);
  • les facteurs propres à la patiente, par exemple son état de santé générale, ses valeurs et ses choix personnels;
  • les effets secondaires, notamment la neuropathie (des dommages aux nerfs qui causent un engourdissement, des picotements ou de la douleur)
  • l’existence d’essais cliniques pertinents; et
  • la disponibilité ou le coût des traitements offerts.

La chirurgie peut être une option de traitement d’une récidive du cancer de l’endomètre si la chimiothérapie est terminée depuis un bon moment et que le nouveau cancer ne touche qu’une zone circonscrite ou limitée.

Cette information a été élaborée en consultation avec d’éminents gynécologues oncologues canadiens et revue par Alicia Tone, Ph. D.