À PROPOS DU PROJET
Environ une femme atteinte d’un cancer de l’ovaire endométrioïde de bas grade sur cinq reçoit simultanément un diagnostic de cancer de l’endomètre. Bien que ces cancers dits « synchrones » soient généralement associés à un pronostic très favorable, ils sont souvent traités lorsque la maladie se trouve à un stade avancé, et les traitements offerts varient grandement. Les patientes reçoivent souvent une chimiothérapie ou une radiothérapie pelvienne, malgré des bénéfices incertains et une toxicité importante associée au traitement, qui cause notamment de la neuropathie, de la fatigue et des troubles cognitifs. Le surtraitement entraîne également des défis d’ordre financier pour les patientes et leur famille : perte de salaire, dépenses liées aux déplacements vers de nombreux rendez-vous médicaux, report du retour au travail.
La mise au point d’un nouveau système de catégorisation moléculaire et pathologique permet aux médecins de cibler davantage de patientes présentant d’excellents pronostics (49 % vs 20 % des cancers synchrones de l’ovaire et de l’endomètre à l’aide des anciens critères). Ces patientes pourraient être de bonnes candidates pour une désescalade thérapeutique, qui les protégerait de la toxicité associée aux traitements non nécessaires.
Cet essai clinique pragmatique vise à déterminer la sécurité de la désescalade et de l’optimisation d’un traitement adjuvant chez les patientes atteintes d’un cancer synchrone de l’ovaire et de l’endomètre selon le statut moléculaire de la tumeur et des critères pathologiques rigoureusement définis.
Résultats et impact : L’identification d’un groupe de patientes atteintes d’un cancer synchrone de l’endomètre et de l’ovaire susceptibles de bénéficier d’une désescalade thérapeutique grâce à un affinement des critères moléculaires et pathologiques pourrait plus que doubler le nombre de patientes pouvant éviter un traitement adjuvant sans que leur risque de récidive ou de décès augmente. Davantage de patientes pourraient ainsi éviter les effets secondaires importants, à court et à long terme, de la chimiothérapie et de la radiothérapie, et profiter d’une meilleure qualité de vie et d’un fardeau financier moindre.
Dre Jessica McAlpine et Dre Amy Jamieson

